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Escape-game : sur les traces des résistances dans le Morvan

Quel est le point commun entre Yvonne Bonin, Huguette Geoffrey, Françoise Longhi et Edmée Prochiantz ?

Non seulement elles ont toutes les quatre participé à la Résistance dans le Morvan pendant la Seconde Guerre mondiale, mais leurs parcours ont été le fils rouge de l’escape-game que j’ai créé et animé le 3 juin 2026 à la Coopérative des Savoirs (Brassy), dans le cadre du festival Morvand’iel et en partenariat avec l’ARORM.

Le pitch

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des femmes ont joué un rôle essentiel dans la Résistance du Morvan. Pourtant, leurs parcours restent largement absents de la mémoire collective… et de Wikipédia !

Entrez dans une pièce mystérieuse à la recherche de l’histoire de quatre d’entre elles. Fouillez, reliez les indices, reconstituez leurs parcours… et trouvez la clé pour sortir avant que tout ne disparaisse.

Un escape-game immersif pour faire émerger des histoires invisibilisées :

https://www.ici.fr/emissions/minute-papillon/un-escape-game-pour-faire-revivre-les-resistantes-oubliees-du-morvan-7429020

Installation

Animation

Je m’appelle Sandrine, je suis l’arrière-petite-fille d’une résistante morvandelle. Ma grand-mère, qui a vécu ado dans le maquis aux côtés de sa mère, m’a aussi beaucoup parlé d’une femme médecin pour laquelle elle avait une grande d’admiration. Elle m’a également raconté la mort d’une jeune fille qui avait quasiment son âge, blessée mortellement dans une embuscade. Ma grande-tante était également résistante, elle était agente de liaison avec le maquis et elle pris des risques pour transmettre des informations, mais aussi des tracts et des journaux clandestins, au péril de sa vie.

Malgré tous ces faits de résistances, je sais très peu de choses sur cette période de leur vie. Il ne reste quasiment aucune trace de leurs actions pendant la Seconde Guerre mondiale dans le Morvan.

Des hommages ont été rendus à nombre d’hommes maquisards mais les femmes sont quasi absentes du paysage mémoriel de la résistance en Morvan. Dans ma famille, le résistant qui a été très célébré est Jean Longhi, alias Grandjean.

J’ai appris il y a peu que le local de la coopérative des savoirs recèle des informations précieuses sur la résistance des femmes, j’espère pouvoir ainsi reconstituer le parcours de mes ancêtres et le partager sur Wikipédia, l’encyclopédie collaborative en ligne.

Problème : une fois le seuil franchi, la pièce s’auto-verrouille et les informations qu’elle contient sur la résistance des femmes en Morvan disparaissent au bout de 45 minutes si on ne trouve pas la clé pour sortir.

Je n’ai donc jamais osé y entrer et je vous remercie chaleureusement de me venir en aide pour à ramener collectivement à la lumière le rôle de ces 4 femmes.

Quelques consignes avant d’entrer (elles seront rappelées sur un tableau blanc dans la salle, dont vous pouvez utiliser une partie pour rassembler vos indices)

En prime !

L’exposition sur la Résistance au féminin (ARORM) dans l’église de Brassy

Le film en cours de réalisation de Livia, Résistantes avec l’aide de Fanny (Zelinha)

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Sensibiliser par le jeu

Les archives et la protection des données à caractère personnel sont des sujets transversaux qui ne sont pas immédiatement perçus par les agent.es d’une collectivité comme un aspect à part entière de leur travail.

Partager les éléments de contexte, présenter les règles et diffuser les procédures font partie de mes missions d’archiviste et de déléguée à la protection des données à caractère personnel. Néanmoins de par mon expérience d’enseignante dans le secondaire, et en particulier au collège, je sais qu’informer ne suffit pas à engager les personnes dans des changements de pratiques professionnelles.

Le jeu est une manière douce d’aborder des questions qui peuvent paraître arides : dans le cadre d’un événement bi-annuel, « On range ! » (une semaine de sensibilisation aux bonnes pratiques documentaire), lors de réunions de services ou au cours d’ateliers de formation du réseau des référent.es archives/RGPD, j’ai créé pour chaque session un jeu sérieux qui permet en un temps restreint de se familiariser aux principales notions de l’archivage et de la protection des données personnelles, tout en développement un esprit d’équipe et de coopération.

2022 #BalanceTesDonnées
On range… nos données !
2022
Time’s up Archives RGPD
Formation des référent.es archives RGPD
2022
SOS Fantôme (escape-game)
On range… nos archives papier !
2023
Plongée en eaux profondes
On range… nos lecteurs réseaux !
2023-2024
Garde-moi si tu peux
En cours de réalisation avec la Fabrique RH IDF
2024
Plongée en eaux profondes (nouvelle version)
Les bonnes pratiques de la gestion documentaire
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Cartes sensibles de quartier

Réalisation de 5 parcours thématiques, dont les versions cartonnées sont empruntables à la bibliothèque Saint-Eloi. Ces parcours ont donné lieu à des promenades commentées organisées avec la bibliothèque :

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L’îlot Saint-Eloi : une histoire, des histoires

L’exposition « Ilot Saint-Eloi : une histoire, des histoires » est le début d’une démarche pour mettre en valeur le quadrilatère situé entre les rues Erard, de Charenton, Montgallet et de Reuilly, à Paris 12e.

L’image de « cité » colle à la peau de cet ensemble de barres et d’immeubles des années 1960-1970, construit à la place d’habitations et d’ateliers des 19e et 20e siècles.

A l’époque de sa reconstruction, habitants, commerçants, artisans n’ont pas eu leur mot à dire. L’îlot Saint-Eloi est une cité par décision politique.

Les habitants relogés sur place et les nouveaux se sont mobilisés pour ranimer ce quartier, certes moderne, mais d’où commerces et activités avaient presque disparu.

Malgré une opération « table rase », l’ancien quartier de 6500 habitants et 2900 logements a laissé des traces. Les cloches de l’église sont les mêmes depuis 1856. Des caves non remblayées provoquent des crevasses dans le square Saint-Eloi et aux alentours. Des immeubles anciens ont sauvé leur peau, parfois bien intégrés aux nouveaux, parfois non.

La rénovation de l’îlot brille par sa discrétion voire son absence dans les livres sur le 12e arrondissement. Est-ce parce que « l’îlot est la honte de tout l’arrondissement, » comme le disait le député à l’époque ? Veut-on oublier que l’opération a duré plus longtemps que prévu, que les expropriations ont pris le pas sur les cessions à l’amiable, que les habitants ont réclamé des aménagements et que leur avis n’a pas toujours été pris en compte ?

L’îlot n’a pas tout dit de son passé ni de sa transformation.

Les mettre au jour, c’est le sortir de l’oubli, lui rendre son histoire et donner aux habitants, petits et grands, une base sur laquelle imaginer l’îlot aujourd’hui.

https://ilotsainteloiparis.blogspot.com/p/expositio.html

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Théâtre et résistance des républicains espagnols exilés (n°13/14)

J’ai eu le grand plaisir de coordonner avec Odette Martinez-Maler le numéro double 13/14 de la revue Exils et migrations ibériques aux XXe et XXIe siècles, publiée en 2022.

Ce numéro de la revue est consacré au théâtre et à la résistance civile des républicains espagnols exilés en France entre 1939 et 1945. Dans ce contexte de contraintes maximales (camps d’internement et de concentration, Occupation allemande en France), le théâtre a pu servir de masque et de vecteur pour les activités clandestines de réfugiés (Rouges espagnols, mais aussi Juifs roumains, Belges, Polonais etc.) qui s’affrontaient au fascisme au niveau européen.  Ce numéro double n°13-14 s’organise autour d’un dossier central qui présente les archives personnelles de deux républicains espagnols réfugiés en France en 1939 : Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo. Ces archives renseignent, en particulier, l’expérience de la troupe itinérante de théâtre animée par ces derniers au sein de la 100ème compagnie de travailleurs étrangers (CTE) de l’automne 1939 à l’été 1940 dans la région Centre puis – au sein du 662e Groupement de travailleurs étrangers (GTE) – de l’été 1940 au 31 janvier 1942 (date de la dissolution de la troupe de théâtre). Les articles de spécialistes (d’histoire, d’histoire du théâtre, d’archivistique, de littérature, d’arts plastiques) réunis dans ce numéro, précisent le cadre historique et l’enjeu politique de l’activité culturelle déployée par Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo entre 1939 et 1945. Ils resituent celle-ci dans le temps long, en la reliant – en amont de la Retirada – au théâtre de la Seconde République durant la Guerre civile et, plus tard, aux engagements artistiques de ces exilés durant les années 1947-1948. En écho à ce dossier central, un article final étudie comment les dramaturges espagnols contemporains évoquent l’expérience des républicains exilés en France puis déportés dans les camps nazis ; il montre comment ces auteurs inventent, aujourd’hui, un « Théâtre de la mémoire » capable de devenir un « acte de résistance contre la déshérence mémorielle » à laquelle s’est trouvée confrontée la génération des petits-enfants de ces exilés et déportés. 

La rubrique « La fabrique des archives » propose, quant à elle, une réflexion sur plusieurs autres fonds d’archives privées liés à l’exil en France des Espagnols et des Portugais.

La rubrique « Du côté des publications » réunit un article de Marie-Christine Volovitch-Tavares sur l’ouvrage de Geneviève Dreyfus-Armand sur les républicains espagnols au camp de Rivesaltes D’un camp à l’autre, leurs enfants témoignent. Janvier 1941 -Novembre 1942, un article d’Édouard Pons sur la récente publication de l’intégralité des poèmes d’Antonio Otero Seco Poemas de ausencia y lejanía, par la maison d’édition Los Libros de la Herida et un compte-rendu par Óscar Freán Hernández de l’ouvrage de Ramón Villares, Exilio republicano y pluralismo nacional. España, 1936-1982.

Ce numéro comporte aussi des reproductions de six magnifiques dessins de Josep Bartolí analysés par Cécile Vilvandre Cañizares. Il est coordonné par Sandrine Saule (archiviste qui a participé au traitement et au catalogage du fonds d’archives de Julián Antonio Ramírez et Adelita del Campo déposées à la Biblioteca Valenciana Nicolas Primitiu ) et Odette Martinez-Maler, en collaboration avec Manuel Aznar-Soler et Cécile Vilvandre Cañizares.

Version numérique : https://www.cairn.info/revue-exils-et-migrations-iberiques-2022-1.htm

Des archives numérisées associées au numéro sont consultables sur le site du CERMI : https://cermi.fr/category/prolongements/