Archives, Communs, Numérique

Archives du commun ?

https://fplab.parisnanterre.fr/ateliers/judithRevel-19032021.html

La semaine commence bien, avec la découverte d’un nouveau lieu d’élaboration coopérative d’une pensée critique, le FabPart Lab et l’écoute d’une philosophe passionnante, Judith Revel, qui est a animé en mars dernier un atelier théorique sur le thème « Archives du commun ? Conservation patrimoniale et valorisation participative ».

Une présentation d’abord de ce lieu singulier, le FabPart Lab pour fabrique participative en lien avec le labex de l’université Paris Nanterre Les passés dans le présent. Le FabPArt Lab se donne pour mission d’accompagner les projets du labex dans le développement de leur dimension contributive et participative et d’enrichir la réflexion autour de la médiation et la valorisation numérique des mémoires et des patrimoines., sous la forme d’ateliers pratiques et théoriques. Pour orienter les projets dans leurs dynamiques participatives et dans le cycle de vie de leurs données, le FabPart Lab constitue une base de connaissances sur les différentes phases de la recherche et les outils et services concernés.

Quant à l’intervenante, Judith Revel, elle est enseignante en philosophie à l’Université Paris Nanterre et directrice du laboratoire Sophiapol. Elle propose ici une critique politique de la notion de commun à partir du cadre de la conservation patrimoniale. Pour cette réflexion, elle s’appuie sur les échanges qui ont eu lieu au colloque Archivos del común en 2015, organisé par le musée et centre d’art Reina Sofia de Madrid.

Archives, Communs

The photographers, télescopage des images

De la plongée dans les archives de Juliàn Antonio Ramirez et Adelita del Campo, conservée à la Biblioteca Valenciana (fonds AJARAC) a surgi la figure du photographe Robert Parant, actif à Montluçon à partir de 1945. Il y fait notamment son premier reportage photographique sur les funérailles de Marx Dormoy, assassiné par l’extrême-droite en 1941. Juliàn et Adelita l’ont manifestement rencontré en 1943 à Combronde (Puy-de-Dôme) où il aurait été, d’après l’autobiographie de Juliàn, l’amant de Madame Dumas qui gérait le centre d’accueil des enfants espagnols de la petite municipalité du Massif Central.

Robert Parant a fait une série de photographies d’Adelita dans ses différents costumes de scène, ainsi que quelques photos de Juliàn en M. Loyal et des parents d’Adelita dans leurs personnages de théâtre (Pakini et Ina).

Après un petit tour sur Internet, j’ai glané quelques informations sur ce photographe qui a laissé une belle collection mise en valeur par la médiathèque de Montluçon : https://www.lamontagne.fr/montlucon-03100/loisirs/pourquoi-le-fonds-robert-parant-detenu-par-la-ville-de-montlucon-et-qui-comprend-40-000-photos-est-il-exceptionnel_13736908/. Les clichés les plus anciens ont cependant été perdus suite à une inondation dans le laboratoire du photographe (5 rue de l’Est, Montluçon). Il se pourrait donc bien que les photos colorisées signées « Bob » soient les plus anciennes traces de son activité de photographe.

Dans le même temps et dans la même ville de Valence, je poursuis l’enquête sur MRBT62, un artiste de rue qui dépose depuis 6 ans son autoportrait devenu iconique sur tous types de supports à travers la ville espagnole. J’ai l’idée de faire un article sur lui pour Wikipedia, dans le sillage de celui sur l’art urbain à Valence. Un curieux personnage qui souhaite rester anonyme et qui a commencé à laisser des traces sur les murs de Valence à 62 ans. MRBT pour morabito qui veut dire marabout et 62 évoque l’âge auquel il a commencé selon sa propre expression « sa tardive vocation » d’artiste urbain.

Robert Parant et MRBT62, deux figures jumelles à travers le temps et l’espace ?

The Photographer, Carrer dels Cadirers, Valencia par @MRBT62

Archives, Numérique

Archi’Filtre, un outil qui se construit en méthode agile

Archi’Filtre est un logiciel né pour répondre aux besoins des archivistes au sein du ministère du Travail, sous l’impulsion d’Anne Lambert et Chloé Moser, intrapreneuses. D’abord entrepreneur d’intérêt général, Archi’Filtre est devenu en mars dernier une start up d’Etat au sein de l’incubateur des ministères sociaux.

C’est un outil de visualisation d’arborescences informatiques dont l’objectif est de les décrire, de les organiser et de les enrichir en apportant de la contextualisation et de la qualification aux documents en ajoutant des métadonnées. Il sera bientôt possible dans la prochaine version (milieu décembre) de mesurer le volume des doublons et de générer un rapport d’audit complet.  Archi’Filtre permet également de réaliser un paquet au format SEDA (standard d’échange de données pour l’archivage), format d’entrée des documents et leurs métadonnées dans un système d’archivage électronique.

L’équipe d’Archi’Filtre a organisé un premier openlab ce vendredi 29 novembre auquel j’ai participé avec beaucoup d’intérêt. La journée a été très riche, alternant présentations (naissance du projet Archi’Filtre, philosophie du logiciel Resip) et ateliers de co-construction avec les informaticiens du projet (designer, développeurs), ce qui nous a permis d’imaginer le design d’une nouvelle version du rapport d’audit, de faire des propositions sur la communication, de réfléchir sur les usages liés à l’identification des doublons. Le tout dans une ambiance chaleureuse, travailler dans ces conditions est un vrai plaisir, tout en poursuivant un but très ambitieux, pour reprendre la formule de conclusion de Chloé Moser : « sauver le monde de l’information bureautique ! »

Un deuxième openlab est prévu dans deux mois. Vu le succès de vendredi dernier, il va falloir envisager un amphi de la Sorbonne…

Archives

Les archives, fragments d’histoire, de savoir et d’émotion

L’écoute de cette émission de Matières à penser le 1er janvier 2017, qui s’ouvre sur la voix bouleversante de la philosophe Sarah Kaufman, m’a décidée à devenir archiviste. :

https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-01-janvier-2017

Les archives de Sarah Kaufman sont à l’IMEC.

Archives

Chargée des Archives à Est Ensemble

Je suis chargée des archives à Est Ensemble depuis début septembre 2019. Le service, de création récente, dépend de la Direction des Assemblées et des Affaires Juridiques.

logo Est Ensemble

La communauté d’agglomération d’Ile-de-France créée en 2010, qui rassemble 9 communes de Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin etRomainville) s’est transformée en 2016 en Etablissement Public Territorial au sein de la Métropole du Grand Paris.

 

 

Communs

Vivant Ensemble, portraits d’habitants

Il était une fois l’ilôt Saint Eloi, un petit bout du 12e arrondissement entièrement redessiné au bulldozer dans les années 60-70. Des géants de béton sont sortis de terre, comme l’ensemble Erard-Charenton commandité par Paris Habitat. Cette ville en concentré est façonnée depuis plus d’un demi-siècle par les femmes et les hommes qui y vivent ou la parcourent quotidiennement : richesse inestimable que cette diversité humaine, défi majeur que de vivre ensemble !

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« Vivant ensemble » est un projet que j’ai initié et coordonné. Pour l’inauguration du café associatif Maya Angelou, l’idée était de proposer une galerie de portraits d’habitants du quartier. Certains vivent ici depuis plus de quatre-vingts ans et d’autres sont arrivés il y a peu de temps. Chacun a accepté de recevoir Lucille Charon-Le Cabellec – photographe – et Chloé Delaporte – biographe – dans un endroit qu’il appréciait. Chloé les a interrogés et enregistrés. Les entretiens avaient pour sujet principal la vie dans le quartier Erard mais il n’était pas question d’une enquête sociologique. Chloé a écrit un texte fidèle à leurs propos jusque dans les tournures de phrases. La construction et la tonalité des textes épousent l’entretien et la conversation qui s’est spontanément déroulée, sans questionnaire, sans intention a priori. Lucille a réalisé une série de portraits photographiques en argentique, en utilisant la technique de la surimpression. Les photographies ne sont pas retouchées, elles ont été prises telles qu’elles sont exposées. Les textes, en revanche, ont été envoyés pour relecture et correction à chaque personne portraiturée. Un montage sonore de chaque entretien a été réalisé. Le QR code au pied des portraits renvoie aux mots et à la voix de chacune de ces personnes. Nous vous proposons à travers cette exposition une rencontre de votre quartier et des gents qui l’habitent.
Bonne visite jusqu’au 30 novembre !

Catalogue d’exposition

Archives, Communs, Numérique

Journées WIKIMEDIA 2019 Culture et Numérique aux Archives Nationales

Les GLAM (acronyme anglais pour Galeries Libraries Archives Museums), que l’on peut appeler tout simplement les institutions culturelles, sont des lieux privilégiés pour co-construire les communs de la connaissance,en partenariat avec Wikimedia France. L’objet de ces 3 jours est de partager des expériences en la matière : un moment passionnant d’échanges sur le fait d' »agir en commun », sur la médiation, sur les dispositifs que l’on peut mettre oeuvre pour y parvenir.
Tous les documents réalisés pendant ces journées (prises de note collaboratives, captations vidéos, photos…)sont disponibles sur le site de Wikimedia.