Communs

Vivant Ensemble, portraits d’habitants

Il était une fois l’ilôt Saint Eloi, un petit bout du 12e arrondissement entièrement redessiné au bulldozer dans les années 60-70. Des géants de béton sont sortis de terre, comme l’ensemble Erard-Charenton commandité par Paris Habitat. Cette ville en concentré est façonnée depuis plus d’un demi-siècle par les femmes et les hommes qui y vivent ou la parcourent quotidiennement : richesse inestimable que cette diversité humaine, défi majeur que de vivre ensemble !

expo-page-001
« Vivant ensemble » est un projet que j’ai initié et coordonné. Pour l’inauguration du café associatif Maya Angelou, l’idée était de proposer une galerie de portraits d’habitants du quartier. Certains vivent ici depuis plus de quatre-vingts ans et d’autres sont arrivés il y a peu de temps. Chacun a accepté de recevoir Lucille Charon-Le Cabellec – photographe – et Chloé Delaporte – biographe – dans un endroit qu’il appréciait. Chloé les a interrogés et enregistrés. Les entretiens avaient pour sujet principal la vie dans le quartier Erard mais il n’était pas question d’une enquête sociologique. Chloé a écrit un texte fidèle à leurs propos jusque dans les tournures de phrases. La construction et la tonalité des textes épousent l’entretien et la conversation qui s’est spontanément déroulée, sans questionnaire, sans intention a priori. Lucille a réalisé une série de portraits photographiques en argentique, en utilisant la technique de la surimpression. Les photographies ne sont pas retouchées, elles ont été prises telles qu’elles sont exposées. Les textes, en revanche, ont été envoyés pour relecture et correction à chaque personne portraiturée. Un montage sonore de chaque entretien a été réalisé. Le QR code au pied des portraits renvoie aux mots et à la voix de chacune de ces personnes. Nous vous proposons à travers cette exposition une rencontre de votre quartier et des gents qui l’habitent.
Bonne visite jusqu’au 30 novembre !

Catalogue d’exposition

Archives, Communs, Numérique

Journées WIKIMEDIA 2019 Culture et Numérique aux Archives Nationales

Les GLAM (acronyme anglais pour Galeries Libraries Archives Museums), que l’on peut appeler tout simplement les institutions culturelles, sont des lieux privilégiés pour co-construire les communs de la connaissance,en partenariat avec Wikimedia France. L’objet de ces 3 jours est de partager des expériences en la matière : un moment passionnant d’échanges sur le fait d' »agir en commun », sur la médiation, sur les dispositifs que l’on peut mettre oeuvre pour y parvenir.
Tous les documents réalisés pendant ces journées (prises de note collaboratives, captations vidéos, photos…)sont disponibles sur le site de Wikimedia.

Archives, Communs, Edition, Numérique

Archiviste wikipédienne

Mon stage professionnel comme archiviste à la biblioteca valenciana Nicolau Primitiu a été l’occasion de pratiquer pour la première fois l’univers wikipédia comme contributrice.

Enseignante dans le secondaire, je partageais il y a quelques années les réserves de nombre de mes collègues : quelle est la fiabilité des articles de Wikipédia, rédigés par des contributeurs qui ne sont pas forcément spécialistes du domaine traité ?Mais ma pratique de cette encyclopédie libre, la lecture d’articles à ce sujet et plus largement mon intérêt pour les pratiques collaboratives, l’évaluation par les pairs et le libre accès ont eu raison de ma méfiance.

Je débute dans la rédaction d’articles et je constate combien le travail demandé est exigeant. Le guidage est fort, avec des tutoriels en ligne, des liens sur tous les éléments pour comprendre quelles sont les règles de rédaction et de présentation à respecter.

Malgré le temps passé et une bonne connaissance des deux exilés républicains sur lesquels j’ai fait mes premiers articles, due à la fréquentation assidue de leurs archives personnelles, mon travail est encore très largement perfectible et je découvre au fur et à mesure l’univers wikipédien, où la liberté rime avec gouvernance et respect des règles construites et modifiables par la communauté.

adelita

Mes contributions en français :

Mes contributions en espagnol :

La question des sources sur Wikipedia

 

 

Communs

En chemin vers un café associatif et culturel

Le travail accompli ensemble dans le jardin partagé la Baleine Verte nous a donné envie d’aller plus loin et de créer avec les habitants du quartier et des associations partenaires un café associatif et culturel. Un projet déposé au budget participatif de la Mairie de Paris et le soutien de Paris Habitat nous permettent de financer ce projet de lieu partagé.

Cette nouvelle aventure rassemble d’abord Autour de la Baleine, le Claje (centres d’animation) et Bitume Plume et Musique. Ces trois associations pilotent le projet de jardin partagé et ont coordonné des réunions de concertation avec d’autres associations (Périscope, Les Petits Cons, Pop Drama, 12 Sourires, Transitions 12…) pour discuter des événements qui seront organisés dans ce café associatif, de l’aménagement que cela implique et des valeurs qui sous-tendent le projet. L’assistance à maîtrise d’oeuvre a été confiée par Paris Habitat à Ya+K avec qui nous avions travaillé sur les aménagements du jardin partagé.

Nous souhaitons ouvrir un espace créatif, convivial et source de plaisir, qui accueille la diversité d’idées et de personnes,  un environnement solidaire qui appelle au partage et au respect, engagé et engageant dans une démarche durable et coopérative.

Le café associatif, dont le nom est actuellement en discussion, ouvrira ses portes au cours du dernier trimestre 2019. Une exposition inaugurale qui intitulera « Vivant ensemble » est en cours de préparation, dont je coordonne la mise en oeuvre.

Vivant Ensemble Présentation

20180905_110719

Communs

Jardin partagé, une aventure collective

souci

Hiver 2012 : je propose à l’AG de l’association de quartier Autour de la Baleine dont je suis adhérente de créer un jardin partagé au 10, rue Erard (Groupe Paris-Habitat Charenton-Erard) sur un terrain gazonné et clos de grilles entretenu par la régie des Espaces verts de Paris-Habitat, mais inaccessible pour les habitants. Echanges des voisins, réunions de concertation , visites des autres jardins partagés pour échanger sur la gouvernance de ces nouveaux communs au cœur des villes vont me permettre d’aborder un sujet passionnant la végétalisation en milieu urbain et la place des habitants dans l’aménagement des espaces communs/publics.

2 JD 14-05-20142013-juillet 2014 : en tant que trésorière de l’association, je coordonne le projet du jardin partagé « La Baleine Verte », plusieurs réunions de concertation sont organisées avec la mairie du 12e arrondissement et le pôle Démocratie locale et Espaces verts de l’antenne Est de Paris Habitat. Début juillet 2014, la convention est signée entre l’association Autour de la Baleine et Paris Habitat pour la mise en oeuvre d’un jardin partagé. Premiers aménagements du jardin d’après les plans de Thibault de Metz (architecte-paysagiste, Arpentère).

Inauguration officielle de la Baleine Verte en septembre 2014.

Janvier 2016 : lancement d’un concours en direction des élèves paysagistes de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles pour dessiner le jardin en utilisant des matériaux de récupération produits par le chantier de rénovation du groupe Charenton-Erard (Plan Climat). Douze candidats, seul ou en binôme, répondent à l’appel à projet : Toumi et Mélissandre remportent le concours.

Printemps-été 2016 : chantier participatif pour réaliser les travaux prévus par le projet. Nous sommes accompagnés `par l’association Ya+K.

Depuis 2015 : organisation en partenariat avec différentes associations de quartier et d’autres jardins partagés d’événements dans les jardins et dans le 12e arrondissement, comme le Garden Tour 1 et 2 (randonnée urbaine à la découverte des jardins partagés)

Les projets se multiplient, avec de nouveaux chantiers et de nouveaux partenaires (Feu Vert, Plume Bitume et Musique…). A sa modeste échelle, le jardin partagé la Baleine Verte est un lieu d’expérimentation de la démocratie participative.

Retour en photos sur les trois premières années d’activité.