Communs

En chemin vers un café associatif et culturel

Le travail accompli ensemble dans le jardin partagé la Baleine Verte nous a donné envie d’aller plus loin et de créer avec les habitants du quartier et des associations partenaires un café associatif et culturel. Un projet déposé au budget participatif de la Mairie de Paris et le soutien de Paris Habitat nous permettent de financer ce projet de lieu partagé.

Cette nouvelle aventure rassemble d’abord Autour de la Baleine, le Claje (centres d’animation) et Bitume Plume et Musique. Ces trois associations pilotent le projet de jardin partagé et ont coordonné des réunions de concertation avec d’autres associations (Périscope, Les Petits Cons, Pop Drama, 12 Sourires, Transitions 12…) pour discuter des événements qui seront organisés dans ce café associatif, de l’aménagement que cela implique et des valeurs qui sous-tendent le projet. L’assistance à maîtrise d’oeuvre a été confiée par Paris Habitat à Ya+K avec qui nous avions travaillé sur les aménagements du jardin partagé.

Nous souhaitons ouvrir un espace créatif, convivial et source de plaisir, qui accueille la diversité d’idées et de personnes,  un environnement solidaire qui appelle au partage et au respect, engagé et engageant dans une démarche durable et coopérative.

Le café associatif, dont le nom est actuellement en discussion, ouvrira ses portes au cours du dernier trimestre 2019. Une exposition inaugurale qui intitulera « Vivant ensemble » est en cours de préparation, dont je coordonne la mise en oeuvre.

Vivant Ensemble Présentation

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Communs

Jardin partagé, une aventure collective

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Hiver 2012 : je propose à l’AG de l’association de quartier Autour de la Baleine dont je suis adhérente de créer un jardin partagé au 10, rue Erard (Groupe Paris-Habitat Charenton-Erard) sur un terrain gazonné et clos de grilles entretenu par la régie des Espaces verts de Paris-Habitat, mais inaccessible pour les habitants. Echanges des voisins, réunions de concertation , visites des autres jardins partagés pour échanger sur la gouvernance de ces nouveaux communs au cœur des villes vont me permettre d’aborder un sujet passionnant la végétalisation en milieu urbain et la place des habitants dans l’aménagement des espaces communs/publics.

2 JD 14-05-20142013-juillet 2014 : en tant que trésorière de l’association, je coordonne le projet du jardin partagé « La Baleine Verte », plusieurs réunions de concertation sont organisées avec la mairie du 12e arrondissement et le pôle Démocratie locale et Espaces verts de l’antenne Est de Paris Habitat. Début juillet 2014, la convention est signée entre l’association Autour de la Baleine et Paris Habitat pour la mise en oeuvre d’un jardin partagé. Premiers aménagements du jardin d’après les plans de Thibault de Metz (architecte-paysagiste, Arpentère).

Inauguration officielle de la Baleine Verte en septembre 2014.

Janvier 2016 : lancement d’un concours en direction des élèves paysagistes de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles pour dessiner le jardin en utilisant des matériaux de récupération produits par le chantier de rénovation du groupe Charenton-Erard (Plan Climat). Douze candidats, seul ou en binôme, répondent à l’appel à projet : Toumi et Mélissandre remportent le concours.

Printemps-été 2016 : chantier participatif pour réaliser les travaux prévus par le projet. Nous sommes accompagnés `par l’association Ya+K.

Depuis 2015 : organisation en partenariat avec différentes associations de quartier et d’autres jardins partagés d’événements dans les jardins et dans le 12e arrondissement, comme leGarden Tour 1 et 2 (randonnée urbaine à la découverte des jardins partagés)

Les projets se multiplient, avec de nouveaux chantiers et de nouveaux partenaires (Feu Vert, Plume Bitume et Musique…). A sa modeste échelle, le jardin partagé la Baleine Verte est un lieu d’expérimentation de la démocratie participative.

Retour en photos sur les trois premières années d’activité.

 

 

Archives

Master 2 Archives

J’ai commencé en septembre 2017 un master 2 Archives à Paris 8 sous la direction de Marie-Cécile Bouju et je soutiendrai mon mémoire en juin 2019.

Dans la perspective d’un changement de métier, j’ai décidé de suivre une formation reconnue en archivistique, afin de compléter mes connaissances en vue de l’exercice du métier d’archiviste. Ce milieu m’est déjà familier car j’ai exercé durant 3 ans la mission de professeure-relais aux Archives Départementales de la Seine-Saint-Denis et j’ai souvent mené des projets avec mes élèves sur des archives.

J’ai suivi une partie des enseignements lors de ma première année (2017-18), tout en continuant à travailler à temps complet à l’Education Nationale (mi-temps comme enseignante dans un collège, mi-temps comme formatrice d’enseignants sur le numérique éducatif au niveau académique).

Cette année, je bénéficie d’un congé de formation de 5 mois qui me permet de faire un stage pratique en Archives et de découvrir deux réalités très différentes du monde des archives :

  • Un premier stage de 2 mois aux Archives Municipales du Pré-Saint-Gervais m’a amené dans un premier temps à repérer dans les archives publiques la documentation disponibles pour bâtir une exposition pour les journées du Patrimoine 2019 sur l’architecture scolaire et la politique municipale au Pré-Saint-Gervais du milieu du XIXe à nos jours. L’exposition sera co-construite avec les écoles primaires et le collège du Pré-Saint-Gervais, avec des ateliers préparatoires portant sur les différents volets de réalisation d’une exposition. Une collecte d’archives sur les écoles sera mise en place auprès de la population gervaisienne à partir du printemps 2019 pour enrichir l’exposition et associer la population à cette découverte du patrimoine scolaire.
  • Un second stage de 3 mois à la Biblioteca Valenciana (Espagne) où m’a été confié le fonds d’archives privées Adelita del Campo-Juliàn Antonio Ramirez afin d’en assurer le catalogage et l’indexation numériques. Le second volet de ma mission est de présenter des pistes pour valoriser le fonds sur Internet et avec différents publics, tout en faisant le point sur les aspects juridiques de l’accès et de la diffusion de ces archives.

Le point commun entre mes deux stages est l’intérêt porté à la valorisation des archives, sans négliger pour autant les tâches indispensables de classement et de conservation. L’implication des publics dans la fabrique des des archives, tant au niveau de la collecte qu’à celui de leurs usages, est au cœur de mes préoccupations d’archiviste. L’utilisation des outils numériques, dans toutes leurs dimensions (création des instruments de recherche, travail en réseau, conservation des archives électroniques natives, accès et valorisation des archives…) m’intéresse particulièrement.

Archives

Michelle Anker et Stanislas Tomkiewicz, les archives d’un pédo-psychiatre

Toutes une série de circonstances trop longues à raconter ici m’ont amenée à rencontrer Michelle Anker, collaboratrice de Stanislas Tomkiewicz de 1973 à sa mort en 2003, pour l’aider à trier et inventorier les archives « privées » de Tom. D’emblée, la qualification de ses archives est problématique et au-delà de la distinction juridique entre les archives publiques et les archives privées, les dossiers constitués par Michelle relèvent plus largement des archives de la recherche ou de la science.

Les archives du médecin et chercheur  ont déjà été soigneusement classées par Michelle Anker et sont encore conservées à l’IRTH de Montrouge qui hébergeait autrefois l’unité de recherche de l’INSERM dont Tom fut directeur. En tant qu’archives privées, elles sont la propriété des filles de Tomkievicz. L’ainée, Catherine, s’est associée au traitement des archives de son père.

Une équipe s’est mise en place pour réfléchir au devenir de ces archives qui documentent le processus de travail d’un scientifique engagé dans la cité. Ses archives attestent de l’imbrication de tout ce qui le touche et l’intéresse : la pédiatrie et la psychiatrie, sa formation professionnelle de base, mais aussi la question des droits de l’enfant (il participe à la rédaction de la convention des droits de l’enfant de 1989).

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